Pas d’anguille sous roche…

By commedesrois

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La Loire-Atlantique, ses 4 000 km de cours d’eau, ses marais, ses étangs et sa côte sont très prisés par les pêcheurs amateurs. Le département compte ainsi pas moins de 26 000 adeptes (!).
L’estuaire de la Loire, point de transit pour les espèces migratrices telles que l’anguille, est l’un des nombreux sites du département qui retient l’attention des pêcheurs.
Face à la faiblesse des stocks pour cause de surpêche, le Conseil des ministres de l’Union européenne est intervenu pour obliger les États membres à prendre des mesures visant à reconstituer les stocks d’anguilles. Le règlement européen fixe l’objectif d’une réduction de 50 % de l’effort de pêche.
Pour sa mise en oeuvre, il est notamment envisagé d’interdire la pêche de l’anguille à la ligne aux pêcheurs amateurs, en limite transversale de la mer.
Quant à la pêche à la civelle, elle demeure interdite aux non-professionnels.
Dificile donc, pour les pêcheurs professionnels plus en amont, en Indre-et-Loire ou dans le Loir-et-Cher, de proposer ce poisson à la vente.

En me promenant dans le rayon “pêche” d’une grande surface de sport l’autre jour, je me demandais s’il y avait assez de poissons pour toutes ces cannes… et les pêcheurs qui les tiennent. Ca me rappelle aussi le récit d’un pêcheur amateur qui se vantait d’avoir “fait” 80 kg de mâquereaux sur son bateau au large de Ouistreham (14). Mais qu’est ce qu’on peut faire de 80 kg de poisson? On n’est pas des pélicans !
Quoiqu’il en soit, le poisson se raréfie, à cause de la sur-pêche, des pollutions, ou des barrages pas équipés de passes. Mais il parait qu’on peut encore faire marche-arrière…
Nous l’espérons, pour continuer à savourer des spécialités du Val de Loire…

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