Nous avons été invités cette semaine à participer à une table ronde par Bio Centre, la structure dédiée au développement de la filière bio en Région Centre . Thème du débat : les modes de distribution des produits bio. Nous représentions bien sûr le commerce électronique, petit nouveau dans la promotion et la distribution de ces produits de plus en plus demandés.
D’abord quelques chiffres : 77% des Français estiment que la bio est une voie d’avenir face aux problèmes environnementaux. ils font le lien entre respect de l’environnement et alimentation.
Ils sont 2 sur 3 à déclarer privilégier l’achat de produits vertueux d’un point de vue du développement durable.
84 % souhaitent que l’agriculture biologique progresse (il en reste néanmoins 16% qui n’en veulent pas. Des farouches partisans de la polution des terres agricoles? ndlr)
La demande en produits bio est en hausse de 20% ces deux dernières années.
Le Grenelle de l’Environnement a insuflé une dynamique en fixant des objectifs qui ont de quoi réjouir la communauté des producteurs bio.
Tout va donc bien dans le monde du bio en France ?
Et bien pas du tout : la production ne suit pas, le rythme des conversions en bio des exploitations n’est pas assez rapide et les agriculteurs sont confrontés eux aussi à la fluctuation complètement folle des cours.
Produire bio est contraignant, coûte plus cher, c’est donc une démarche volontariste et risquée que prend l’agriculteur qui se lance dans ce type de culture ou d’élevage. D’où des demandes de garanties aux pouvoirs publics sur le maintien de prix stables…
Aujourd’hui, les fruits et légumes bio consommés en France sont importés à plus de 50% (dont fruits exotiques) et les produits d’épicerie sèche bio à plus de 40% (dont une part de produits ne poussent pas en France tel le cacao, thé, café,…).
Heureusement, les raisons de se réjouir ne manquent pas : les AMAP(Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) ont le vent en poupe.
Biocoop, le leader de la distribution alimentaire bio ouvre 1 ou 2 magasins par mois (300 en tout), et une 3ème plate-forme logistique.
Carrefour, pionnier de l’introduction du bio dans ses hypermarchés devient un des gros acteurs du secteur et compte le développer…
La demande est là, les consommateurs avertis sont prêts, les distributeurs se battent pour trouver des produits et vont jusqu’à monter leurs propres filières de production. Mais va-t-on trouver assez de terres et d’hommes pour s’en occuper?
Et si il faut en plus produire du carburant agricole, il va falloir trouver de la place…
C’est compliqué, tout ça…
On a plein de produits bio dans notre boutique commedesrois
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