Bon, d’accord, il y avait des travaux derrière le hall 1 qui nous ont obligé à passer 1 heure de plus dans la voiture pour faire le tour du parc des expos. Oui, je sais, on aurait dû y aller en train + métro… Mais on avait le coffre plein de trucs.
Bref ! Il y avait un monde fou, jeudi, au salon de l’agriculture. Les allées étaient si fréquentées qu’il était pénible de bouger. On piétine, on s’énerve, on se fatigue. De plus, François Fillon voulait être là en même temps que nous, ça a un peu compliqué les choses…
Mais que viennent chercher tous ces gens dans le Hall 1 (les vaches, cochons et moutons du concours agricole) ?
D’abord, des monstres : il y en avait beaucoup – un mâle de salers de 1234 kg bien équipé et avec un anneau dans le nez, forcemment, ça fait fantasmer. Une truie noire de 200 kg équipée d’environ 10 mamelles et couchée sur le dos aussi…
Il y a aussi les parfums : quand on entre dans le hall, on se prend dans le nez tous nos souvenirs fermiers de notre enfance, la moiteur de l’étable et l’odeur du purin. Le voyage dans le temps est de ce fait assez décoiffant.
La douceur : des peluches géantes qui bougent, curieusement silencieuses (pas un bêlement, pas un beuglement) qu’on peut caresser, et qui sont shampouinées, coiffées et enrubannées pour qu’on puisse les photographier. Les enfants adorent, les parents sont rassurés dans leur rôle d’éducateur et oublient momentanément la pénible progression de la poussette depuis les abords du salon.
Le sadisme : tout à côté de ces bêtes sublimées, objectivement belles et attachantes, les stands énormes des filières bovines et ovines présentent des carcasses, des frigos remplis de steaks, tendron, épaules, bavettes, côtes et rôtis aussi parés que des gâteaux d’anniversaire.
Curieux rapport que nous avons avec l’animal non ?
Mots-clefs : cochons, etable, sadisme, salon agriculture, vaches, viande
