Figurez-vous qu’à Rochepinard, il y a des barrages mobiles sur le cours du Cher. Et bien en vertu d’une directive européenne, la ville de Tours qui gère ces barrages, devra payer une astreinte de 1000 € par jour si elle ne laisse pas passer les poissons migrateurs entre mars et juin.
Ces barrages forment une retenue d’eau fréquentée par les clubs nautiques et les fanas d’aviron s’y entrainent tous les jours.
Mais quand les barrages sont remontés, les aloses, anguilles et autres lamproies sont coincées : impossible d’aller frayer tranquilement en amont.
Une solution consisterait à laisser les barrages baissés en semaine et relevés le week-end, quitte à faire patienter les poissons jusqu’au lundi. Mais encore faudrait-il installer une signalétique adaptée et destinée aux poissons, ou mettre en place des parkings de rétention sur les côtés du Cher avec des animations pour les faire patienter.
Car que fait une alose quand elle trouve porte close?
Sur le “lac de Loire” en amont de Blois, le problème ne se pose plus ; le Conseil Général du Loir-et-Cher n’ayant plus les moyens d’entretenir le barrage, a choisi les migrateurs contre les rameurs, les saumons contre les avirons.
Et l’anguille frétille…
Mots-clefs : anguille, barrages, cher, migrateurs

Dimanche 2 mars 2008 à 5:21 |
Bravo pour ces réflexions. Les rameurs – dont je suis – seront victimes de l’incohérence permanente des politiques, bureaucrates “bruxellois” surtout. Il faut se battre!
Mercredi 5 mars 2008 à 6:36 |
C’est stupide stupide et encore stupide, il y a une autre solution celle de construire ouvrage permettant de laisser passer les aloses, anguilles, poissons rouges, crevettes, mollusques et coquilles st jacques dans le tronçon de “5km entre Rochepinard et Larcay”.
Plutot que de laisser une friche défigurant le paysage.
Car cela sera aussi cher de les démonter les barrage.
Mercredi 5 mars 2008 à 6:46 |
Le problème ne se pose pas pour les coquilles saint Jacques qui passent par-dessus les barrages en volant, comme chacun le sait…
Jeudi 6 mars 2008 à 1:16 |
Oui c’est stupide car la rivière se partage entre tous les usagers et les barrage mobiles peuvent être équipés de passes à poissons. C’est ce que les Amis du Cher proposent de la part de tous les usagers membres : pros, plaisanciers, loisirs et sports nautiques, agriculteurs, et pas mal de pécheurs à la ligne, qui, contrairement à certaines de leurs instances dirigeantes, préfèrent garder les barrages. Les barrages à aiguilles constituent une identité patrimoniale de la touraine. quant au barrage de Rochepinard, il est question , semble-t-il, de réaliser enfin une rivière de contournement pour le passge des poissons migrateurs. En 2009? Vous êtes intéressés par ce sujet ? Consultez les sites : http://www.amis-du-cher.org et http://www.amis-du-cher.fr
Mercredi 13 mai 2009 à 9:35 |
Il est quand même intéressant de voir que nulle part n’est mentionnée l’obligation réglementaire qui s’applique au Cher, depuis que ce dernier a été classé comme cours d’eau à Migrateurs par arrêté préfectoral. D’autre part, toutes ces directives et lois sont crées par des gens que vous avez élus, et pour le bien de tous. Certes les barrages à aiguilles du Cher font partie du patrimoine régionale, mais les poissons migrateurs aussi, et ceux ci sont directement menacés par les barrages du Cher. De plus, l’usage de l’eau et des rivières donne lieu à des redevances, qui, bien qu’elles soient supportées par les collectivités, sont indirectement imputées sur vos factures d’eau. Pourquoi alors s’étonner que le prix de l’eau augmente, lorsque que les organismes de gestion des rivières contreviennent à une loi datant de plusieurs années déjà.
La loi n’est pas faite pour ravir la totalité des usagers, mais pour servir l’intérêt général.
Alors trêve de démagogie stérile et place aux propositions réfléchies, les droits des usagers n’en seront que mieux relayés et considérés!